Histoire I
Le père de Rin était un forgeron d'épées légendaire, le dernier au monde à maîtriser l'art du forgeage en couches. Cette technique ancienne presque perdue pouvait créer les lames les plus légères et les plus tranchantes. Un seigneur de guerre le rechercha, exigeant qu'il fabrique ces épées pour armer ses troupes d'élite. Il refusa, ne voulant pas voir ses lames utilisées pour le massacre. Quand les soldats arrivèrent, il ne fit qu'une chose : il jeta ses notes dans la fournaise et se posta devant, bloquant leur passage.
Histoire II 🔒 1★
Bien que le seigneur de guerre n'obtînt jamais la formule, il savait qu'une autre copie demeurait, dans l'esprit de la fille du forgeron. À partir de ce jour, Rin passa deux ans en fuite jusqu'à ce qu'elle réalise que fuir ne résolvait rien. Elle mit le masque Hannya que son père avait laissé derrière lui. Il n'avait jamais expliqué pourquoi il le gardait, disant seulement : porte-le quand tu as besoin d'effrayer tes ennemis, sois un démon pendant un instant. Mais Rin avait besoin de plus que cela. Elle ne voulait pas faire fuir les ennemis. Elle devait devenir un démon elle-même.
Histoire III 🔒 2★
L'épée de Rin, nommée Lune d'Érable, était un cadeau de son père, avec une lame ornée de motifs de feuilles d'érable. Elle commença à récupérer l'héritage de son père, qui était tombé entre les mains de divers propriétaires. Certains les utilisaient pour tuer, d'autres pour se protéger, et d'autres les accrochaient simplement aux murs, ignorant leur valeur. Elle récupéra chaque épée de différentes manières : parfois par échange, parfois par duel, et parfois en s'asseyant tranquillement face au propriétaire, racontant l'histoire du forgeron et de sa fille.
Histoire IV 🔒 3★
Après son arrivée sur l'Île des bannis, le Directeur fournit à Rin un sanctuaire hors de portée des primes des seigneurs de guerre. Rin se souvenait toujours des mots de son père lors de leur dernière leçon de forge d'épée : La valeur d'une épée ne réside pas dans le tranchant de la lame, mais dans ce que la main qui la tient choisit de faire. Elle n'avait pas encore répondu à la question de son père. Mais elle avait maintenant un endroit pour trouver la réponse.